Le mot du Président

Philippe Massé
Président de PRODAROM

 

Parmi les sociétés adhérentes du Syndicat National des Fabricants de Produits Aromatiques, les 12 Sociétés participant à l’établissement des statistiques de vente (représentant plus de 70 % du Chiffre d’Affaires des membres actifs et partenaires du Syndicat) soulignent des résultats encourageants permettant de limiter les impacts économiques dus aux nombreux conflits géopolitiques que nous vivons, ainsi qu’à la guerre économique mondiale. Les conséquences d’augmentation des taxes douanières entre les USA et de très nombreux pays dont les pays européens, ont un impact économique pour nos entreprises, directement et indirectement (Les droits de douane américains ont un impact déjà visible sur les exportations des produits de consommation), en particulier pour les entreprises ayant une présence industrielle aux USA.

Avec un Chiffre d’Affaires de 487,4 millions d’Euros au 4ème Trimestre 2025  (non consolidé au niveau mondial pour les groupes internationaux dont le siège social est en France) (+ 8,8 % par rapport à 2024) et 381,2 millions d’Euros à l’export (+ 9,7 % par rapport à 2024), nous noterons en termes d’activités, une hausse de + 12,5 % pour la Parfumerie dont + 19,4 % pour les Matières Premières Naturelles, l’Industrie de l’aromatique confirme de bons résultats, et un résultat positif pour l’emploi avec une augmentation de + 5,4 % par rapport à 2024 (5744 salariés au niveau national pour 12 sociétés) et une augmentation de + 4,5 % dans le Pays de Grasse (3911 salariés).

Avec un Chiffre d’Affaires de 2,015 milliards d’Euros pour l’année 2025 (non consolidé au niveau mondial pour les groupes internationaux dont le siège social est en France) (+ 8,6 % par rapport à 2024) et 1,51 milliard d’Euros à l’export (+ 6,2 % par rapport à 2024), nous noterons en termes d’activités, une hausse de + 9,3 % pour la Parfumerie dont + 22,2 % pour les Matières Premières Naturelles.

Nos entreprises subissent une inflation normative européenne qui menace l’innovation et la compétitivité, et en France une pression réglementaire disproportionnée, menaçant entre autres les ingrédients aromatiques de parfumerie dont les produits naturels. A noter aussi l’augmentation des coûts des Matières Premières, des Transports et de la Logistique, des emballages, et de l’énergie, sans compter dans de nombreux cas des contraintes à venir concernant en particulier les installations classées en France.

Sur le plan réglementaire, la filière a continué de défendre l’utilisation des produits naturels en parfumerie/cosmétique, dans le cadre des textes en cours de révision à Bruxelles.
Le « Club européen des maires des villes de la parfumerie » créé par Jérôme Viaud, Maire de Grasse, soutient efficacement les démarches entreprises par la filière au niveau national et européen.

En conclusion, sur la base des résultats économiques positifs, nous restons confiants sur la capacité d’adaptation de notre secteur industriel face aux nouveaux défis.