Une des activités principales de PRODAROM est le suivi et l’anticipation des réglementations qui concernent la profession du parfum. Celle-ci est en effet réglementée par un ensemble de textes, dont l’origine est principalement européenne pour la France. Nous citerons par exemple la réglementation sur les produits cosmétiques, la réglementation sur les produits de détergence, la réglementation sur les produits chimiques. L’auto-réglementation internationale de l’IFRA, dont PRODAROM est membre, occupe également un rôle de premier plan.


La réglementation sociale de Prodarom

Prodarom est depuis longtemps engagé dans des démarches visant à faciliter l’emploi et la formation au sein des entreprises relevant de sa branche d’activité.
Le syndicat, qui a une vocation nationale, a toujours été au plus prés des besoins de ses adhérents en matière sociale. Les membres se réunissent plusieurs fois par an au sein d’une Commission d’Etude Sociale pour partager les problématiques et répondre aux besoins des entreprises.

Cette commission est un excellent relais des besoins des entreprises et permet depuis toujours à PRODAROM d’anticiper les problématiques liées à l’emploi et à la formation. C’est d’ailleurs ainsi que dés 1972, Prodarom a créé une association de formation professionnelle l’ASFO Grasse pour mieux répondre aux besoins de la branche. C’est encore sous l’impulsion de ses membres qu’en 2000 le syndicat a réalisé, en partenariat avec l’OPCA C2P, une campagne de promotion sur les métiers de la branche, en 2004 et 2005 plusieurs études de GPEC, puis une nouvelle étude GPEC en 2006-2007 en partenariat avec l’association PASS.

L’EMPLOI :

  • 130 entreprises de l’aromatique dont 65 sur le bassin d’emploi de Grasse
  • 6000 emplois directs et à peu près autant d’indirects ; dont 3000 sur le bassin Grassois
  • Une croissance faible mais régulière des embauches (+ 2% en moyenne par an sur les dix dernières années
  • De nombreux licenciements suite aux fermetures ou aux compressions d’effectifs dans des entreprises multinationales ; qui ont été largement compensés par une multiplication de PME dont certaines très dynamiques et par une forte croissance des grandes entreprises familiales (V. MANE Fils, Robertet,…)
  • Des offres pas toujours pourvues, dans les métiers d’ouvriers spécialisés (niveau BEP ou Bac Pro.) : préparateurs, conducteurs d’appareils, magasiniers – caristes, personnels de conditionnement…

LES METIERS :

Voici une liste non exhaustive des principaux métiers techniques rencontrés dans les usines de fabrication de produits aromatiques.

Le personnel de création :

  • Assistant parfumeur : Prépare les échantillons des formules élaborées par le parfumeur et participe à l’évaluation
  • L’évaluateur : Travail sur l’élaboration d’un parfum (« le brief »), en étroite collaboration avec le parfumeur créateur, l’équipe marketing et commerciale.
  • Le parfumeur : Ou « nez » . C’est l’artiste chargé de créer de nouvelles senteurs conformément à un cahier des charges : le brief.

Le personnel de fabrication :

  • Aide préparateur : Assiste le préparateur dans la réalisation des pesées industrielles des formules de parfumerie.
  • Aide de laboratoire : Assiste le technicien de laboratoire dans la réalisation des analyses courantes en contrôle qualité.
  • CAIC : Ouvrier hautement qualifié chargé de conduire les appareillages (réacteurs, colonnes à distiller) de production.
  • Préparateur : Technicien chargé des pesées industrielles des formules de parfumerie.
  • Technicien Chimiste de fabrication : Technicien chargé de conduire les appareillages (réacteurs, colonnes à distiller) de production.
  • Technicien Supérieur Chimiste de R&D : Agent de maîtrise chargé de développer et mettre au point des procédés de synthèse ou d’extraction
  • Technicien Chimiste de Laboratoire : Technicien chargé de réaliser les analyses courantes en contrôle qualité.
  • Technicien supérieur de contrôle qualité : Agent de maîtrise chargé de réaliser les analyses complexes (Chromatographie) en contrôle qualité.

Personnel de conditionnement et de magasinage :

  •  Employé de conditionnement : Personnel chargé de la mise en flacons, fûts, bidons et autres conteneurs des produits issus de la préparation.
  • magazinier : Personnel chargé de la réception, du stockage, du classement et de l’expédition des matières premières et des produits finis.
  • Cariste : Conducteur de chariot élévateur. Généralement associé avec une autre mission (ie magasinier cariste, préparateur cariste)
  • Préparateur de commande : Le préparateur de commandes regroupe une série de produits commandés afin d’assurer leur acheminement auprès de chaque client et d’effectuer les expéditions dans les meilleures conditions.
  • Chef magasinier : Le chef magasinier encadre une équipe de magasinier. Il tient à jour les états des stocks pour pouvoir suivre les mouvements de marchandises et déclencher les approvisionnements

Personnel de maintenance :

  • Employé de maintenance : L’employé de maintenance assiste le technicien de maintenance dans l’entretien et le dépannage des machines.
  • Technicien de maintenance : Le technicien de maintenance assure la maintenance des équipements de production. Il réalise l’entretien et le dépannage des machines.

La GPEC ( Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) :

Le syndicat a été partenaire de 3 études de GPEC menée au niveau de la branche en partenariat avec la DDTEFP 06 depuis 2004.
Les études de GPEC menées ces dernières années dans la branche en région PACA ont relevé les difficultés suivantes :

  • Difficultés à anticiper les mutations économiques.
  • Les tensions sur la pyramide des âges.
  • La mobilité et l’employabilité des femmes restent difficiles.

De plus, certains freins sont apparus dans ces branches d’activités :

  • La complexité croissante des métiers.
  • Les industries traditionnelles ont très longtemps recruté du personnel technique peu ou pas formé, l’acquisition des compétences se faisant au sein de l’entreprise.
  • La modernisation de l’outil de production, la montée de la pression réglementaire.
  • La tendance économique est très défavorable à une acquisition lente des compétences

Face à ce constat, plusieurs pistes doivent être explorées :

  •  Repérer les métiers en tension et les métiers émergents.
  • Adapter la formation initiale et continue.
  • Améliorer l’attractivité des métiers pour les nouveaux salariés.
  • Faciliter l’accès à certains métiers pour les femmes.
  • Atténuer les problèmes liés au transport et au logement.